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Menaces des oceans, 4 causes.

Les principales causes de la destruction des océans:
1) Plastiques, surconsommation une pollution terrestre.
Chaque année, des déchets plastiques arrivent par les rivières, les fleuves et les littoraux, puis finissent dans les océans.
2) Surpêche.
On estime qu'entre 4 000 et 5 000 bateaux-usines opèrent dans le monde, exerçant une pression considérable sur les ressources marines. (Mention spéciale au chalutage de fond, une pratique qui racle les fonds marins et détruit en quelques heures des écosystèmes ayant parfois mis des siècles à se constituer.)
3) Filets fantômes
Selon la FAO, plus de 4,1 millions de bateaux de pêche naviguent dans le monde. Chaque année, des filets abandonnés continuent de piéger et de tuer la faune marine pendant des années.
4) Hydrocarbures et dégazage sauvage.
L'accumulation des polluants détruit la vie marine et perturbe l'équilibre des écosystèmes marins.

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Surconsommation, 80 % De la pollution marine qui provient des terres
11 Milliards, kg. de dechets deverses chaque année dans les océans selon les chiffres cites
8 fleuves grand pollueur. cites dans l'article parmi les grands vecteurs de pollution vers la mer

Le 7e continent, symbole d une catastrophe ecologique

Dans le nord-est du Pacifique flotte une immense zone d'accumulation de déchets, souvent surnommée le « 7ᵉ continent de plastique ». Contrairement à son nom, il ne s'agit pas d'une île compacte, mais d'une vaste région où les courants océaniques concentrent des fragments de plastique, des filets de pêche, des emballages et des microplastiques.

Une grande partie de cette pollution provient des activités humaines à terre : déchets mal gérés, rivières, ruissellement et vents transportent les plastiques jusqu'à l'océan. Chaque année, evirons 11 milliards de tonnes de plastique y pénètrent. Sous l'effet du soleil et des vagues, ces déchets se fragmentent en microplastiques qui contaminent progressivement toute la chaîne alimentaire.

Sources : Programme des Nations unies pour l'environnement (UNEP), From Pollution to Solution (2021) ; NOAA – Marine Debris Program.

Accumulation de plastiques flottants a la surface de l'océan

Voir l'ampleur de la pollution en images

Une réalité parfois difficile à regarder, mais un combat qui mérite d'être mené. Ensemble, chaque geste compte. C'est par de petites actions que naissent les grands changements.

Les fleuves sont des autoroutes vers l'ocean

Une grande partie des déchets marins transite d'abord par les fleuves. Parmi les principaux vecteurs de cette pollution figurent les grands cours d'eau d'Asie, tels que le YANGTSÉ, le FLEUVE JAUNE, le HAI HE, la RIVIÈRE DES PERLES, le MÉKONG, l'AMOUR, ainsi que le GANGE et l'INDUS. Ces immenses bassins versants concentrent une forte densité de population, d'importants rejets de plastiques, des infrastructures de traitement parfois insuffisantes et des réseaux fluviaux capables de transporter les déchets sur des milliers de kilomètres jusqu'à la mer. La pollution se construit bien en amont, au cœur des territoires traversés par ces fleuves.
Carte des fleuves cites parmi les grands vecteurs de pollution

Epuisement des ressources

L'Annelies Ilena (ex-Atlantic Dawn), construit en Norvège en 2000, appartient au groupe néerlandais Parlevliet & Van der Plas et navigue aujourd'hui sous pavillon polonais. Long de 145 m, ce navire-usine peut rester jusqu'à 5 semaines en mer, embarquer 3 000 tonnes de carburant, stocker 7 000 tonnes de poissons congelés et capturer puis transformer jusqu'à 400 tonnes de poissons par jour. Sa consommation de carburant est estimée entre 80 et 100 tonnes de fioul par jour selon son activité. Il est considéré comme l'un des plus puissants bateaux de pêche industrielle au monde.
Sources : Australian Marine Conservation Society (rapport sur les superchalutiers), FleetPhoto (caractéristiques techniques), Novethic (2024), RFI (2024).
Epuisement des ressources

Pollution par les hydrocarbures et des rejets chimiques.

La pollution par les hydrocarbures reste l'une des menaces les plus graves pour les océans. Elle résulte des marées noires, des fuites sur les plateformes pétrolières offshore, mais aussi des rejets illégaux d'eaux huileuses ou de dégazages sauvages. La flotte marchande mondiale, composée de porte-conteneurs, pétroliers, gaziers, vraquiers et autres grands navires, transporte chaque année des milliards de tonnes de marchandises et près de 2,9 milliards de tonnes de pétrole et de produits pétroliers. Les pollutions accidentelles et chroniques continuent de contaminer durablement les écosystèmes marins. Les hydrocarbures forment un film à la surface de l'eau, limitent les échanges d'oxygène, empoisonnent la faune et la flore et perturbent l'ensemble de la chaîne alimentaire.

Sources :

-Organisation maritime internationale (IMO) – Convention MARPOL : https://www.imo.org/en/ourwork/environment/pages/oilpollution-default.aspx -IMO – Prévention de la pollution par les navires : https://www.imo.org/en/ourwork/environment/pages/pollution-prevention.aspx -ITOPF (International Tanker Owners Pollution Federation) – Statistiques sur les déversements d'hydrocarbures : https://www.itopf.org    
Petrolier et marée noire

Filets fantômes, des pièges mortels pour la vie marine.

La meilleure estimation disponible concerne la quantité d’équipements perdus plutôt que le nombre de bateaux concernés : une étude mondiale publiée en 2022 estime que près de 2 % du matériel de pêche commercial est perdu ou abandonné en mer chaque année. Cela représente notamment environ 2 963 km² de filets maillants, 75 049 km² de sennes, 218 km² de chaluts, 739 583 km de palangres et plus de 25 millions de casiers et pièges par an.

Menaces des oceans, 4 causes.
Menaces des oceans, 4 causes.
Menaces des oceans, 4 causes.

Classement des navires de pêche industrielle, les plus destructeur (selon leur impact sur les écosystèmes marins)

1. Chalutier de fond
Il traîne un immense filet lesté qui racle les fonds marins. C'est la méthode de pêche la plus destructrice, car elle détruit les coraux, les éponges et de nombreux habitats marins.

2. Bateau-usine
Véritable usine flottante, il capture, trie, transforme et congèle le poisson directement à bord. Il peut rester plusieurs semaines en mer et prélever des centaines de tonnes de poissons chaque jour.

3. Senneur industriel
Il déploie un immense filet circulaire pour encercler des bancs de poissons, notamment les thons. Cette méthode peut entraîner de nombreuses captures accidentelles de requins, tortues et dauphins.

4. Palangrier industriel
Il met à l'eau des lignes pouvant atteindre plusieurs dizaines de kilomètres, équipées de milliers d'hameçons. De nombreuses espèces non ciblées sont capturées.

5. Dragueur
Il racle le fond marin pour récolter les coquillages. Cette technique perturbe fortement les sédiments et détruit les habitats benthiques.

6. Fileyeur industriel
Il déploie de très longs filets maillants où les poissons se prennent par les branchies. Mammifères marins, tortues et oiseaux peuvent également s'y retrouver piégés.

7. Chalutier pélagique
Il pêche en pleine eau des espèces comme le hareng ou le maquereau avec un vaste chalut. Ses captures peuvent atteindre plusieurs centaines de tonnes en une seule opération.

8. Canneur industriel
Il capture principalement les thons à l'aide de lignes ou de cannes. Son impact sur les habitats est faible, mais il peut contribuer à la surexploitation des stocks lorsque les captures sont importantes.

9. Caseyeur
Il utilise des casiers pour capturer crabes, homards et langoustes. C'est l'une des méthodes les moins destructrices, mais les casiers perdus continuent parfois à piéger des animaux (« pêche fantôme »).

10. Navire de pêche électrique (interdit dans l'Union européenne)
Il utilisait des impulsions électriques pour faire sortir les poissons enfouis dans les sédiments. Cette technique était controversée en raison de ses effets potentiels sur les écosystèmes marins.

Sources : FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), WWF, Oceana, UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).

Pollution et surexploitation se renforcent mutuellement.

Derrière les marées noires, les rejets d'hydrocarbures, les dégazages illégaux, les filets fantômes, la surpêche et le déclin des espèces marines se cache une cause commune : la surconsommation. La demande croissante en énergie, en marchandises et en produits de la mer intensifie le transport maritime, l'exploitation pétrolière et les activités de pêche. Les océans subissent ainsi une pression sans précédent, où pollution et surexploitation se renforcent mutuellement. Préserver les océans passe donc aussi par une consommation plus sobre et plus responsable de nos ressources.
Pollution et surexploitation se renforcent mutuellement.
Eco-Planète

Comprendre les causes et les conséquences est la première étape vers le changement. Eco-Planète présente les faits pour encourager une prise de conscience, protéger les océans, c'est préserver la biodiversité et notre avenir, mais aussi protéger les écosystèmes dont dépend notre propre avenir.

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