Le 7e continent, symbole d une catastrophe ecologique
Dans le nord-est du Pacifique flotte une immense zone d'accumulation de déchets, souvent surnommée le « 7ᵉ continent de plastique ». Contrairement à son nom, il ne s'agit pas d'une île compacte, mais d'une vaste région où les courants océaniques concentrent des fragments de plastique, des filets de pêche, des emballages et des microplastiques.
Une grande partie de cette pollution provient des activités humaines à terre : déchets mal gérés, rivières, ruissellement et vents transportent les plastiques jusqu'à l'océan. Chaque année, evirons 11 milliards de tonnes de plastique y pénètrent. Sous l'effet du soleil et des vagues, ces déchets se fragmentent en microplastiques qui contaminent progressivement toute la chaîne alimentaire.
Sources : Programme des Nations unies pour l'environnement (UNEP), From Pollution to Solution (2021) ; NOAA – Marine Debris Program.
Voir l'ampleur de la pollution en images
Une réalité parfois difficile à regarder, mais un combat qui mérite d'être mené. Ensemble, chaque geste compte. C'est par de petites actions que naissent les grands changements.
Les fleuves sont des autoroutes vers l'ocean
Epuisement des ressources
Sources : Australian Marine Conservation Society (rapport sur les superchalutiers), FleetPhoto (caractéristiques techniques), Novethic (2024), RFI (2024).
Pollution par les hydrocarbures et des rejets chimiques.
La pollution par les hydrocarbures reste l'une des menaces les plus graves pour les océans. Elle résulte des marées noires, des fuites sur les plateformes pétrolières offshore, mais aussi des rejets illégaux d'eaux huileuses ou de dégazages sauvages. La flotte marchande mondiale, composée de porte-conteneurs, pétroliers, gaziers, vraquiers et autres grands navires, transporte chaque année des milliards de tonnes de marchandises et près de 2,9 milliards de tonnes de pétrole et de produits pétroliers. Les pollutions accidentelles et chroniques continuent de contaminer durablement les écosystèmes marins. Les hydrocarbures forment un film à la surface de l'eau, limitent les échanges d'oxygène, empoisonnent la faune et la flore et perturbent l'ensemble de la chaîne alimentaire.
Sources :
-Organisation maritime internationale (IMO) – Convention MARPOL : https://www.imo.org/en/ourwork/environment/pages/oilpollution-default.aspx -IMO – Prévention de la pollution par les navires : https://www.imo.org/en/ourwork/environment/pages/pollution-prevention.aspx -ITOPF (International Tanker Owners Pollution Federation) – Statistiques sur les déversements d'hydrocarbures : https://www.itopf.org
Filets fantômes, des pièges mortels pour la vie marine.
La meilleure estimation disponible concerne la quantité d’équipements perdus plutôt que le nombre de bateaux concernés : une étude mondiale publiée en 2022 estime que près de 2 % du matériel de pêche commercial est perdu ou abandonné en mer chaque année. Cela représente notamment environ 2 963 km² de filets maillants, 75 049 km² de sennes, 218 km² de chaluts, 739 583 km de palangres et plus de 25 millions de casiers et pièges par an.
Classement des navires de pêche industrielle, les plus destructeur (selon leur impact sur les écosystèmes marins)
1. Chalutier de fond
Il traîne un immense filet lesté qui racle les fonds marins. C'est la méthode de pêche la plus destructrice, car elle détruit les coraux, les éponges et de nombreux habitats marins.
2. Bateau-usine
Véritable usine flottante, il capture, trie, transforme et congèle le poisson directement à bord. Il peut rester plusieurs semaines en mer et prélever des centaines de tonnes de poissons chaque jour.
3. Senneur industriel
Il déploie un immense filet circulaire pour encercler des bancs de poissons, notamment les thons. Cette méthode peut entraîner de nombreuses captures accidentelles de requins, tortues et dauphins.
4. Palangrier industriel
Il met à l'eau des lignes pouvant atteindre plusieurs dizaines de kilomètres, équipées de milliers d'hameçons. De nombreuses espèces non ciblées sont capturées.
5. Dragueur
Il racle le fond marin pour récolter les coquillages. Cette technique perturbe fortement les sédiments et détruit les habitats benthiques.
6. Fileyeur industriel
Il déploie de très longs filets maillants où les poissons se prennent par les branchies. Mammifères marins, tortues et oiseaux peuvent également s'y retrouver piégés.
7. Chalutier pélagique
Il pêche en pleine eau des espèces comme le hareng ou le maquereau avec un vaste chalut. Ses captures peuvent atteindre plusieurs centaines de tonnes en une seule opération.
8. Canneur industriel
Il capture principalement les thons à l'aide de lignes ou de cannes. Son impact sur les habitats est faible, mais il peut contribuer à la surexploitation des stocks lorsque les captures sont importantes.
9. Caseyeur
Il utilise des casiers pour capturer crabes, homards et langoustes. C'est l'une des méthodes les moins destructrices, mais les casiers perdus continuent parfois à piéger des animaux (« pêche fantôme »).
10. Navire de pêche électrique (interdit dans l'Union européenne)
Il utilisait des impulsions électriques pour faire sortir les poissons enfouis dans les sédiments. Cette technique était controversée en raison de ses effets potentiels sur les écosystèmes marins.
Sources : FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), WWF, Oceana, UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).
Pollution et surexploitation se renforcent mutuellement.